Journée mondiale de la prématurité

 

Chaque année en France, environ 60 000 enfants naissent prématurément. Ces mises au monde bousculées tant pour le nouveau-né que pour ses parents laissent des traces, lesquelles s’atténuent avec le temps, mais ne s’effacent jamais complètement. Aussi, avec différents degrés de prématurité et parce que la prématurité touche les bébés partout à travers le monde, chaque histoire est différente. C’est pour chacune les célébrer que la Journée mondiale de la prématurité existe.

 

Pour la petite histoire

La Journée mondiale de la prématurité est née en 2009. À l’initiative de l’association SOS Préma, de la fondation européenne des associations de prématurés et d’autres associations de parents d’enfants nés avant terme, la date du 17 novembre a été choisie.

Depuis, chaque année c’est l’occasion pour les familles et les acteurs du secteur, de sensibiliser le monde à leur cause et de récolter des fonds destinés avant tout à la prévention et à la prise en charge des grossesses et des enfants prématurés.

 

Les chiffres de la prématurité

On considère qu’une naissance est prématurée dès lors qu’elle intervient avant la fin du 8e mois de grossesse, soit 37 semaines d’aménorrhée. Cependant, la médecine compte différents stades de prématurités :

●    naissance à terme, 41 à 37 semaines d’aménorrhée,

●    prématurité, 36 à 32 semaines d’aménorrhée,

●    grande prématurité, 32 à 28 semaines d’aménorrhée,

●    très grande prématurité, 28 à 24 semaines d’aménorrhée, limite de la prise en charge en France.

Selon les chiffres publiés par SOS Préma, dans l’hexagone un bébé naît en avance toutes les 8 minutes, soit 165 nourrissons prématurés par jour et un peu plus de 60 000 chaque année. Ces petits et tout petits bébés représentent à eux seuls, plus de 8 % des 753 000 naissances en 2019.

Dans le monde, selon le Rapport des efforts mondiaux portant sur les naissances prématurées, 15 millions de bébés naissent avant terme, soit 1 naissance sur 10. L’OMS constate d’ailleurs que ce chiffre est en hausse à peu près partout à travers le globe. D’autres chiffres récents ont également indiqué que le confinement avait eu un effet positif sur les grossesses, en réduisant significativement et dans plusieurs pays, le nombre de naissances prématurées.

 

Soutenir les parents

Où qu’elle se déroule, la naissance prématurée d’un enfant est une source d’angoisse, de stress, de fatigue et de questionnement pour les nouveaux parents. Cela augmente à mesure que la prématurité est élevée ou que la prise en charge médicale est complexe.

Si, pour un certain nombre de familles, la situation s’améliore rapidement, pour d’autres la santé de bébé doit être suivie des mois et des années durant, quand un dénouement plus triste n’intervient pas.

C’est aussi pourquoi la Journée mondiale de la prématurité existe. Pour apporter, tout somme l’équipe soignante, soutien, informations et accompagnement aux parents.

 

Mots clés : Prématurité